mobilisation citoyenne

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« Ça en dit long sur la considération des enfants dans notre société. »03'47'' // Brève, novembre 2025 « Les violences éducatives sont interdites par la loi et pourtant ça se produit tous les jours » rappelle Marine Lombard, référente du Collectif Enfantiste de Creuse. Installé sur la place Bonnyaud à Guéret, le collectif participait à la manifestation nationale pour les droits des enfants qui a eu lieu le 15 novembre dernier. Ce jour-là, le Planning familial et le collectif qui accompagne les mineurs isolés étaient aussi mobilisés. « En France, un mineur est victime de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes » rappelle Marine Lombard qui connaît ces chiffres glaçants sur le bout des doigts. Problème, malgré l’effroi que produisent ces données peu de personnes ont fait le déplacement. « Il y avait encore moins de monde l’année passée et on parlait encore moins de l’enfantisme. Les gens ont du mal à s’en saisir pour l’instant mais c’est comme les luttes anti-racistes dans les années 80 » explique Marie de Souza du planning familial 23. « Ça fait aussi appel à l’enfant qu’on a été et ça remet en question les références qu’on avait pour se structurer et devenir les adultes qu’on est » ajoute Marine Lombard. Si la place Bonnyaud était plutôt clairsemée, la mobilisation a tout de même rassemblé entre 8 000 et 10 000 personnes en France. Un chiffre en nette hausse par rapport à l’année passée. Principale revendication de cette journée d’action : la création d’un ministère de l’enfance. À l’initiative de 77 organisations pour l’enfance et les droits humains, cette journée a été organisée après une année 2025 marquée par les affaires Bétharram et Le Scouarnec, contexte qui a sans doute participé à une prise de conscience plus importante. Un bois raséBois du Chat : une victoire citoyenne02'31'' // Brève, août 2024Les travaux entamés en octobre 2022 dans la forêt de feuillus avaient été interrompus par la présence physique d’habitants de Tarnac et des villages alentours. Une mobilisation vivement critiquée et considérée comme illégale par bon nombre de détracteurs. Finalement, le verdict est tombé et des amendes ont été prononcées contre le propriétaire du terrain, le GFA Cloup (500 euros), l’exploitant ARGIL (5 000 euros), la SARL Ausset et fils ayant effectué la rampe de débardage (3 000 euros). La décision sonne comme un pied de nez face à ceux qui assuraient agir en toute légalité. « Non, être propriétaire d’une parcelle ne nous autorise pas à faire ce qu’on veut, il y a des lois. Nous avons eu raison de dire qu’il y avait des irrégularités sur cette coupe » rappelle Corinne Ferraron, chargée de la partie juridique durant la mobilisation. Motif retenu : la non déclaration du franchissement d’un ruisseau. Une fois alertées par le collectif, ce sont les associations Canopée - Forêts vivantes, France Nature Environnement et Sources et Rivières du Limousin qui ont saisi la justice. « Pour le moment, c’est l’unique motif de condamnation retenu par la composition pénale (une mesure alternative aux poursuites, permettant de juger rapidement les auteurs de l'infraction). Avec les associations, nous réfléchissons à poursuivre la procédure, puisque les dégâts causés en matière de biodiversité n’ont pas été pris en compte », explique Corinne. Affaire à suivre.

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