Solidarité
par
Télé Millevaches
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Quatre vidéos
Remplir son assiette sans vider son portefeuille08'14'' // Reportage, juin 2025Payez plus ou payez moins que le prix indiqué sur votre ticket de caisse, sans devoir vous justifier. Si vous payez plus, vous abondez le fonds. Si vous payez moins, vous bénéficiez de la sécurité sociale de l’alimentation.
Huit millions de personnes sont en situation de précarité alimentaire en France, 18 % des agriculteurs et des agricultrices vivent sous le seuil de pauvreté, +160 % de personnes diabétiques en 20 ans, −30 % des oiseaux des champs en 15 ans… Tous ces chiffres mettent en évidence un déséquilibre au sein du marché alimentaire français.
Repenser ce modèle est devenu l’objectif d’une multitude de collectifs et associations en France : parmi elles, La Bascule de Gentioux-Pigerolles en Creuse depuis 2013. Il y a deux ans, elle a mis en place la « Nourricière » : une initiative inspirée du modèle de la Sécurité sociale de l’alimentation (SSA). Grâce à une redistribution des moyens, elle permet d’acheter des produits bios et locaux à prix libre tout en garantissant les revenus des producteurs et des productrices.
Lili Robin est allée à la rencontre d’Isabelle, boulangère au Fournil des Quatre roux, et de Rémi, coordinateur de la Nourricière. Comment ça marche ? Pourquoi avoir mis en place cette organisation ? Quels développements à venir ?
Pour en savoir plus :
Vers une Sécurité sociale alimentaire ?, décembre 2024 – janvier 2025, revue Silence n°538
L’injuste prix de notre alimentation, quels coûts pour la société et la planète ?, septembre 2024, Programme ensemble bien vivre, bien manger du Secours catholique – Caritas France,
Vers une sécurité sociale de l’alimentation, septembre 2024, Charles Adrianssens, Marie Hégly, Paul Montjotin, Institut Rousseau
Sécurité sociale de l’alimentation : de la théorie à la pratique, mars-avril 2025, Transrural initiatives n°506
https://securite-sociale-alimentation.org
https://renouee.org
Un futur Emmaüs à Tarnac02'57'' // Brève, février 2024Comme disait l'abbé Pierre : Toi qui souffres, qui que tu sois : entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime.
À Tarnac, un futur Emmaüs doit ouvrir ses portes d'ici à 2025. Les compagnes et compagnons seront logés dans une maison achetée par l'association Montagne Accueil Solidarités (MAS), à l'initiative du projet. L'objectif est de développer un service traiteur et de créer une conserverie, qui deviendront les piliers économiques de la communauté Emmaüs. À terme, le projet pourrait s'étendre sur un territoire plus large, avec des activités proposées à Faux-la-Montagne et Felletin, comme du maraîchage ou des ateliers de fabrication de tofu.
À travers la création de cet Emmaüs, le MAS souhaite créer un organisme d'accueil communautaire et d'activités solidaires (OACAS). Ce statut, créé spécialement pour Emmaüs en 2008, garantit aux personnes accueillies un habitat digne, un soutien financier et un accompagnement social. Cela leur permet surtout de faire reconnaître leur statut de travailleur solidaire, qui n'est pas encadré par le Code du travail.
Si le MAS a choisi de se rapprocher d'Emmaüs, c'est parce qu'il partage les mêmes valeurs que l'association créée par l'abbé Pierre, telles que l'accueil inconditionnel.
Un début d’installation13' // extrait de Ici aussi, l’herbe est verte, Magazine du plateau n°228, janvier 2016Après avoir voyagé et s'être questionnée sur son avenir, une jeune femme originaire de Saint-Agnant-près-Crocq a décidé de s'installer en agriculture à coté de l'exploitation de sa mère. Elle se lance dans les semences et le maraîchage. Les voisins et en particulier sa mère, la soutiennent avec du matériel, des conseils, des coups de mains. Une amie, originaire de l'Isère, a fait le pas de venir vivre en Creuse. Elle lui achète des légumes pour produire et vendre de la soupe, l'aide sur l'exploitation et envisage de s'associer avec elle. Un jeune charpentier pourrait aussi se joindre au projet à terme.
Images de serres, construction de clôtures, chargement de bois, tracteur, yourte. Discussion avec un voisin autour de l'irrigation.
Une tradition d’accueil à l’épreuve61' // Magazine du plateau n°225, juin 2015Depuis 2014, de nouveaux habitants sont arrivés sur le plateau de Millevaches. Ils sont Sri-lankais, Ukrainiens, Guinéens, Albanais, Syriens... Ces hommes et ces femmes ont dû fuir leur pays sans y avoir été préparé. Leur voyage, qui a parfois été périlleux, les a menés jusqu'ici. Ils sont demandeurs d'asile, et portent en eux l'espoir d'obtenir le statut de réfugié politique.
Deux Centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) ont récemment ouvert sur la montagne Limousine à Eymoutiers (mai 2014) et à Peyrelevade (avril 2015). Qu'est-ce qu'un CADA et quelles sont ses missions ? Qui sont les demandeurs d'asile et à quelles difficultés sont-ils confrontés ?
Au delà de ces questions pratiques, la population participe elle aussi activement à l'accueil de ces nouveaux arrivants. Indéniablement, des liens ont commencé à se tisser. Certains se plaisent ici, et aimeraient bien pouvoir rester. Mais le statut de réfugié politique est très difficile à obtenir. Que deviennent les personnes qui se le voient refuser et doivent quitter le CADA ? Quels réseaux de solidarité peuvent alors être mis en place ?
À l'occasion de ce magazine, Télé Millevaches a proposé un atelier de réalisation au CADA d'Eymoutiers. Plusieurs extraits des courts-métrages réalisés à cette occasion ont été inclus dans le magazine. L'intégralité est visible ici.