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Deux femmes assises et côte à côte regardent dans la direction de la caméra.Deux médecins veillent sur l’IVG en Creuse04'16'' // Brève, avril 2024À une date emblématique de la lutte pour les droits des femmes, le 8 mars 2024, le sceau est apposé dans la Constitution. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est désormais une « liberté garantie » dans ce texte fondamental de la cinquième République. Une inscription symbolique, qui n’offre pas plus de moyens humains et financiers aux praticiens. Dans la Creuse, 180 à 200 avortements sont réalisés par an, un chiffre dans la moyenne nationale. Pourtant, seules deux médecins généralistes et une sage-femme effectuent tous les IVG du département. Même si les délais d'accès à l'IVG restent courts, Dr Delphine Larroque et Dr Lenaïc Mazé déplorent le manque d’implication des gynécologues au quotidien. Pour certains, c’est par « conviction profonde anti-IVG » et pour d’autres, c’est par « désintérêt » pour un acte peu rentable et dévalorisé. Pour les IVG entre 14 à 16 semaines d’aménorrhée (absence de règles), le manque de praticiens se fait sentir. En raison d'un manque de temps et de mains au bloc opératoire, ces IVG ne peuvent être effectuées à Guéret et les patientes sont redirigées vers le CHU de Limoges. Alors que la clause de conscience apparaît comme un frein à l'accès à l'IVG, les notions d'éthique médicale et d'urgence autour de cet acte sont à remettre au centre du débat, selon ces deux médecins engagées dans l'avortement.

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