Politique agricole

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Les députés du PNR de Millevaches #173' // Les entretiens Télé Millevaches, mars 2025 Premier à avoir accepté cette série d’entretiens des députés du Parc naturel régional de Millevaches, Damien Maudet a été élu pour La France insoumise en 2022 puis en 2024, dans la première circonscription de la Haute-Vienne. À 26 ans, il fut l’un des plus jeunes à rejoindre l’hémicycle avec le soutien de François Ruffin, avec qui il a travaillé sur le documentaire « Debout les femmes ». Il est né à Brive-la-Gaillarde. « Chacun ses défauts », ajoute-t-il, espiègle. Après des études à Limoges, il a fait sienne cette ville qu’il aime et qui rassemble ses amis les plus proches. Sur une affiche de campagne de 2024, on pouvait lire : « Damien Maudet, un député de proximité ». C’est sur cet aspect de la vie politique locale que porte l’essentiel de l’entretien. Comment défendre un territoire depuis la capitale sans courir le risque d’en être déconnecté ? Quels sont les enjeux de la ruralité aujourd’hui ? Quel développement local imaginer sur le Parc naturel régional de Millevaches, territoire souvent défini comme un laboratoire d’expériences sociales et écologiques ? Quel pourrait être le « monde d’après », proposé par le philosophe Bruno Latour, lors du confinement du Covid ? « Quand on écoute attentivement les agriculteurs, la plupart ne sont pas obtus à l’idée de la transition écologique. Mais aujourd’hui, on leur dit transition écologique et dans le même temps, importations de produits depuis les pays du Mercosur. Ils voient bien qu’ils sont en train de se faire avoir. » Quant à la question des expériences de vies collectives présentes sur le plateau de Millevaches ou dans les ZAD, il admet qu’un fossé a pu exister à un moment entre les politiques de gauche et ces milieux-là. Une sorte de défiance, sans doute entretenue des deux côtés. « Même si je trouve que le temps politique nous a un petit peu rapprochés. » L’extrême droite, au contraire, s’y intéresse de très près, en lien avec la politique répressive de la lutte contre « l’éco-terrorisme » enclenchée par Gérald Darmanin lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. « Comme pour les expériences de reprises d’entreprise en autogestion, le pouvoir des dominants n’a aucun intérêt à promouvoir des expériences qui inventeraient autre chose que ce qu’impose le système capitaliste. Dans le même temps, taper sur les écologistes ça permet surtout selon moi de ne pas parler du reste, comme la réforme des retraites par exemple, ou la privatisation des services publics. »  

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